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 La méthode Géophile

 


Définition et champ d’application


La méthode décrite dans ce document, est exclusivement conçue pour l’Agriculture Biologique (telle que définie par le règlement CE 2092/91 modifié) et ne peut fonctionner que dans ce cadre. Elle a été élaborée grâce à l’expérience d’un certain nombre de scientifiques et d’agronomes de terrain dont nous avons pu consulter les travaux, et par les enseignements tirés de notre propre pratique de l’Agriculture Biologique.

Elle a pour but une pratique réussie et rentable de l’Agriculture Biologique tout en étant strictement conforme à son éthique.

 

Nous la définissons par les points suivants



• 1 • Fertilisation microbiène

Nous agissons sur les fermentations des matières organiques pour qu’elles rendent le sol et la plante autonomes dans leur fonctionnement. Ces procédés agissent sur les processus de compostage et d’humification sur les matières organiques végétales à composter, mais aussi celles qui sont déjà présentes dans le sol et dans la rhisosphère des plantes.

Nous traitons par des inoculations microbiennes appropriées les litières animales compostées en tas, nous appliquons sur le sol des composts liquides (préparations fermentées dénommées aussi Compost Teas, ou Tisanes de Compost dans les pays anglo-saxons). L’objectif est de créer ou d’augmenter la biodiversité microbiene du sol, en particulier dans la rhisosphère (environnement microbien des racines des plantes, siège de la production d’exsudats racinaires). Parmi ces populations naturelles de microorganismes, certaines espèces sont ainsi favorisées, telles les Azotobacters, les Phosphobactéries, les Mycorhizes, les Trichodermas et autres bactéries et champignons bénéfiques et aérobies.

Le développement de certaines espèces microbiennes peut nécessiter l’adjonction d’inoculants microbiens naturels spécifiques.

• 2 • Travail et entretien du sol

La « fertilisation microbienne » ne peut agir correctement que sur un sol réceptif à son développement. Nous devons donc :
1. Adapter le travail du sol pour obtenir tout au long de l’année son ameublissement profond et son oxygénation.
2. Eviter que le sol reste nu sur de longues périodes.

Les moyens de travail du sol comportent en particulier des griffages superficiels ou passages à la herse-étrille, des béchages, des buttages et débuttages (entre autres en viticulture biologique), et parfois des sous-solages.
Ceci suppose, en particulier dans les cultures céréalières, d’avoir une politique d’engrais verts pendant les inter-cultures, et de gérer au mieux l’enherbement du sol dans les cultures pérennes. L’asphyxie du sol doit être évitée par tout moyen approprié.

• 3 • Traitements dans les cultures pour un bon état sanitaire

Si les points précédents sont correctement appliqués, les traitements contre insectes et maladies deviennent moins nécessaires. Néanmoins, entre autres dans les cultures pérennes, il est nécessaire d’intervenir avec des substances naturelles, n’ayant pas toujours d’objectif phytosanitaire, pour maintenir les cultures en bon état sanitaire.

Nous visons à réduire ou supprimer l’usage du cuivre dont les apports doivent être limités à 3kg/ha maximum sur 5 ans, soit deux fois moins que le niveau autorisé par le règlement CE 834/2007 du 28 juin 2007 complété par le règlement d’application CE 889-2008 et ses annexes. Nous utilisons si nécessaire protéines de lait, silice, extraits de champignons, sève végétale brute issue de certaines plantes, purins végétaux, algues marines, polysaccharides naturels, argiles naturelles en poudre, lithothamne, huiles végétales, huiles essentielles de plantes, vinaigre de cidre, métabolites de microorganismes naturels, etc.

Toutefois, en cas de menace avérée pour une culture, il reste nécessaire d’utiliser des produits phytosanitaires homologués dans les conditions d’emploi prévues par le responsable de la mise sur le marché, utilisables en production biologique conformément à l’article 16 du règlement CE 834/2007 modifié.

• 4 • Raisonnement des interventions suivant le cycle lunaire

Le métabolisme de la plante cultivée, ainsi que la météorologie sont influencés par le cycle lunaire, et en particulier par les phases de la lune. Certaines interventions culturales, telles les traitements des cultures, doivent être appliquées de préférence à certains moments précis du cycle lunaire pour un maximum d’efficacité.

• 5 • Stimulation énergétique

Certaines terres agricoles réagissent plus rapidement que d’autres aux procédés d’amélioration du sol et des cultures présentés dans le cadre de la méthode GEOPHILE, en particulier pendant la période de la reconversion biologique. Lorsque tous les handicaps naturels connus ont été corrigés, il apparaît parfois nécessaire de pratiquer une stimulation énergétique en utilisant d’anciennes pratiques agricoles du passé dont nous avons eu connaissance. Parmi ces méthodes, l’acupuncture du sol associée des substances naturelles dynamisées doit être expérimentée.

• 6 • Evaluation des résultats

Nous devons pouvoir apprécier par des méthodes objectives la progression du bon fonctionnement de la terre, la qualité de la végétation et l’équilibre du milieu qui sont nécessaires pour la pratique d’une Agriculture Biologique durable, rentable et produisant des aliments favorables à la santé humaine. Nous pratiquons plusieurs investigations chiffrées : l’analyse de sol, la mesure du paramagnétisme du sol ainsi que celle de l’indice Brix de la plante.

La combinaison de ces mesures, associée à l’observation des cultures permet de mieux orienter localement sur le plan agronomique les pratiques de la méthode GEOPHILE.

• 7 • Champ d’application

La méthode GEOPHILE fait appel aux principes de base de l’agronomie biologique. Elle s’applique à toute culture biologique, et en particulier à la culture des céréales, au maraîchage, à la viticulture, l’arboriculture fruitière et aux cultures spécialisées. Son application couvre aussi le jardinage biologique. Le jardinier amateur est en effet très sensible à la qualité biologique des fruite et légumes issus de son jardin.


 

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