You are hereAnnexes > Viticulture Biologique
 Viticulture Biologique

 

Définition de la Viticulture Biologique


La Viticulture Biologique fait appel à l’ensemble des procédés et techniques de l’Agriculture Biologique au même titre que les autres productions agricoles. Le cadre général est le règlement CE 834/2007 de l’Agriculture Biologique complété par le règlement d’application CE 889/2008 et ses annexes. Dans la production biologique, les spécificités de la Viticulture Biologique sont les suivantes :

• La vigne est une plante pérenne et peut être considérée comme une monoculture. Nous devons donc introduire de la biodiversité végétale dans le vignoble par la pratique des engrais verts, ou de l’enherbement naturel maïtrisé.

• Les besoins en éléments fertilisants de la vigne biologique sont plus faibles que ceux des céréales et des légumes, mais elle souffre de nombreuses maladies parmi lesquelles Mildiou, Oïdium, Black Rot, Botrytis cinerea (Pourriture grise), Pourriture acide, Excoriose, Eutypiose, Esca, Black Dead Arm, Pourridié, Flavescence dorée, Bois noir, etc. et aussi de nombreux parasites.

• La protection phytosanitaire biologique de la vigne est considérée comme très difficile, car même avec des procédures « conventionnelles », le résultat n’est pas toujours garanti. Il existe des moyens alternatifs de protection, mais la réglementation française des Préparations Naturelles Peu Préoccupantes n’a toujours pas avancé à ce jour bien qu’elle soit prévue par la Loi sur l’Eau de 2006



Comment nous concevons la Viticulture Biologique


1. Equilibre biologique du sol

Il est nécessaire que le sol soit travaillé mécaniquement par tous moyens appropriés: charrues, outils interceps, sous-soleuses, etc. Le sous-solage, en particulier, est nécessaire pour effacer les tassements du sol liés à l’usage du tracteur, en particulier au milieu des interlignes. Par ailleurs, il est fortement recommandé de maintenir un enherbement spontané maîtrisé, en particulier dans les interlignes tout en travaillant sous les lignes. Dans certains cas, l’engrais vert un l’enherbement permanent peuvent être utiles, en particulier dans les zônes humides sensibles au Botrytis.

Nous y rajoutons des méthodes alternatives spécifiques :

• Application au sol et sur les cultures de préparations fermentées microbiennes, comparables aux Compost Teas (Tisanes de Compost) anglo-saxons, apportant une biodiversité microbienne comprenant entre autres différentes familles de bactéries (Azotobacters, Phosphobactéries, etc.), de champignons (Trichodermas, Mycorhizes, etc.) qui se développent en milieu aérobie sur la rhizosphère des plantes. L’application conjointe des préparations biodynamiques 500 et 501 (de façon limitée pour cette dernière) peut encore améliorer le résutat.

• Mesure de l’indice Brix de la plante qui renseigne sur sa capacité à résister aux maladies et aux ravageurs.

• Utilisation de méthodes alternatives pour augmenter la résistance des plantes, tout en limitant ou en évitant l’usage du cuivre qui est particulièrement toxique pour beaucoup de bactéries et de champignons naturels de la rhizosphère normalement présents dans toute la partie aérobie du sol.


2. Lutte contre les parasites et maladies

Elle se fait en favorisant la résistance des plantes par tous procédés naturels appropriés, tels les méthodes alternatives décrites ci-dessus, d’autant plus efficaces que le sol a été amélioré par les applications de préparations microbiennes citées ci-dessus. Ceci se traduit par une grande souplesse de la terre, plus chargée en colloïdes naturels fabriqués par les bactéries, mais surtout les champignons, et en particulier les Mycorhizes qui produisent une glycoprotéine dénommée Glomaline ayant énorme capacité à créer des agrégats stables dans les sols agricoles lorsqu’elle est présente.


3°- La vinification du vin issu de raisins biologiques


Le règlement CE 834/2007 de l’Agriculture Biologique n’a pas encore prévu pour le moment de cahier des charges « vinification » concernant la production de vins biologiques. Donc, les règles de vinification appliquées par les viticulteurs agrobiologistes aujourd’hui sont celles des bonnes pratiques de la profession, telles par exemple que la limitation de la chaptalisation et de l’acidification, le recours minimal aux levures et aux enzymes, sauf en cas de force majeure, l’utilisation limitée du sulfitage en rentrant des raisins en bonne maturité phénolique et en privilégiant l’élevage en barriques qui permet une oxydation lente et progressive des composants du vin. La bonne application de ces règles de vinification permet l’obtention de grands vins de garde et ceci même en viticulture conventionnelle.

> Haut de page